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 Record des enchères pour des timbres mauriciens à New-York

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cewamale
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MessageSujet: Record des enchères pour des timbres mauriciens à New-York   Jeu 11 Jan - 20:30

      Déjà célèbre dans le monde des philatélistes pour ses 1 penny rouge et 2 pence bleu foncé de 1847, l’île Sœur vient à nouveau de faire flamber les enchères. Une paire de 2 pence bleu de Jules Lapirot émis en mars 1859, ont été adjugés 115 000 dollars à New York le 22 juin dernier. Ils comportent des erreurs découvertes 130 ans après leur émission qui en augmentent la valeur.
    L’île Maurice entretient une relation particulière avec la philatélie. Cette ancienne colonie britannique a été le cinquième pays au monde à émettre des timbres et dans des circonstances très particulières.
    Les collectionneurs fortunés du monde entier traquent avec avidité la moindre apparition en salle des ventes des précieuses vignettes dont ils ne subsistent que quelques exemplaires.
    La vente à l’encan organisée le 22 juin dernier par la Shreve Philatelic Auction à New York a donc été un événement. Six lots de timbres mauriciens figuraient au catalogue dont un fameux lot 1226 comprenant une paire de “deux pence Blue Lapirot”. Côté 200 000 dollars, elle a trouvé acquéreur à 115 000 dollars.
    Ces deux vignettes appartenant à la célèbre collection Kanai ont une histoire singulière. C’est en mars 1859 que Jules Lapirot émet le timbre original d’une valeur de deux pence. Au mois d’octobre, les plaques très usées sont retouchées par des artistes anonymes. Ils commettent deux erreurs. Sur un timbre on trouve la mention “Mauritus” et sur l’autre “Maurituis”.
    Les deux exemplaires vendus à New York sont les seuls connus au monde à porter ces fautes d’orthographe qui aux yeux des philatélistes en augmentent la valeur. Ces particularités n’ont été découvertes que 130 ans après l’émission des timbres. Elles étaient inconnues du propriétaire de la collection.
    Selon le Shreve Philatelic Auction de New York, de telles anomalies sont uniques dans l’histoire des timbres émis par l’empire britannique. Pour le Shreve Philatelic Auction, ces erreurs orthographiques sont parmi “les plus importantes et les plus extraordinaires.
    Elles sont supérieures à celles détectées sur une vignette indienne et une australienne. En un mot, elles sont uniques”.
    Après la Grande-Bretagne en 1840, la Suisse et le Brésil en 1843, les Etats-Unis en 1846, l’île Maurice aura été le troisième territoire au monde à émettre des timbres et le premier autorisé à le faire par l’empire britannique dont elle était une colonie en 1847. En France, il faudra attendre le 1er janvier 1849.
    Lady Gromm est une de ces ladies, anglaise jusqu’au bout des ongles, avec ce soupçon d’excentricité qui font leur charme. Elle a la charge d’organiser annuellement le bal du gouverneur, l’événement social le plus important de l’île Maurice d’alors. En 1847, en examinant le courrier reçu d’Angleterre, lady Gromm a l’idée de créer sa propre version du timbre britannique reine Victoria et de l’utiliser pour ses invitations au bal du gouverneur. James Osmond Barnard, bijoutier, réparateur de montres, graveur et peintre de miniatures est chargé de graver la plaque d’impression. Il effectue l’opération sur le revers d’une plaque de cuivre ayant servi à l’impression de cartes de visite. Le motif du timbre est une grossière imitation du timbre anglais rouge de 1 penny et du timbre bleu de 2 pence. Le premier sert à affranchir les lettres postées et livrées dans la zone de Port-Louis, le second est destiné au courrier à l’intérieur de l’île. Les premiers tirages, les plus précieux, portent la mention erronée “Post Office”, rectifiée par la suite en 1848 en “Post paid” dont seulement 500 exemplaires de chaque valeur seront émis.
    Les timbres sont utilisés pour la première fois le 21 septembre 1847. Au bout de quelques jours le premier stock est épuisé. La collection royale anglaise comprend un exemplaire du 1 penny sur l’enveloppe originale avec la carte d’invitation.
    Les deux vignettes sombrent dans l’oubli jusqu’à ce que Mme Borchard, épouse d’un commerçant français, en découvre un exemplaire de chaque valeur parmi la correspondance de son mari. Elle arrive à réunir au total 14 spécimens des deux valeurs. De nos jours, 27 spécimens ont été retrouvés dont 15 de 1 penny et 12 de 2 pence. Seulement deux des 1 penny et cinq des 2 pence sont non oblitérés. On a trouvé deux exemplaires du 1 penny sur une lettre dans un bazar indien en 1897, achetés pour 102 dollars. En 1969, cette même enveloppe fut rachetée pour 380 000 dollars, un prix jamais atteint pour une enveloppe timbrée. En 1993, un mandataire de la collection Hyroyuki Kanai achetait pour plus d’un million de dollars pièce les deux timbres. Un consortium mauricien s’est porté acquéreur d’un exemplaire de chacun des timbres pour 35 millions de roupies. Ils sont conservés depuis au Blue Penny Museum de la Mauritius Commercial Bank au Caudan Waterfront de Port-Louis.

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