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 Des montres à déshabiller

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cewamale
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MessageSujet: Des montres à déshabiller   Dim 18 Nov - 9:30

    Trois montres uniques et pas très pudiques ont été mises aux enchères lundi à Genève. Le genre «polisson» est né à la fin du XVIIe, mais il fascine toujours autant. Et pas uniquement les collectionneurs fortunésou de lubriques excentriques


    Plusieurs grandes marques perpétuent l'héritage des horlogers du XVIIe siècle et créent encore des montres-bracelets ornées d'automates érotiques,
    comme ce modèle de Chopard de 2004 vendu 60 000 fr. aux enchères cette semaine


    Trois montres, trois positions dûment recensées dans le Kama-sutra. Lundi, parmi les pièces mises aux enchères à Genève par la maison Christie's, un lot bien particulier a sans doute excité un peu plus la curiosité des acheteurs: trois montres uniques et pas très pudiques, vendues par un collectionneur privé. Des montres, créées par Chopard en 2004 et 2005, qu'il faut retourner. Car c'est au dos du cadran que se cache leur petit secret: une scène torride animée par un automate!

    «Ce qui est intéressant, c'est que d'un point de vue technique ou sur la base des métaux précieux utilisés, les trois pièces avaient à peu près la même valeur, mais à la vente, les trois ont obtenu des résultats très différents, relève Aurel Bacs, directeur du département montres chez Christie's. Une a été adjugée au marteau 60 000 fr., soit au-dessus de l'estimation (25 à 50 000 fr), une autre à 36 000 fr. et la troisième n'a pas trouvé preneur...»

    Question de goût? «Il faut faire attention aux termes que l'on utilise dans ce domaine, s'amuse Aurel Bacs. Je dirais plutôt

    de préférences personnelles... Mais effectivement, c'est d'abord la configuration visuelle de la scène érotique qui a séduit, ou non, les acheteurs».

      Des amateurs célèbres

    L'horlogerie grivoise existe depuis plus de trois siècles et compte quelques amateurs célèbres, de l'acteur Michel Simon à Elton John. Mais aujourd'hui, elle ne fascine plus uniquement quelques collectionneurs fortunés ou de lubriques excentriques.

      Scènes camouflées

    Les tic-tac coquins attirent bien au-delà des ventes aux enchères de luxe. Pour preuve, l'énorme succès populaire rencontré cet été par l'exposition «Les montres polissonnes», organisées par le Musée d'Horlogerie du Locle. «C'est vrai que nous avons eu une affluence supérieure à la normale, reconnaît la conservatrice Cécile Aguillaume. Ces montres sont des pièces dont on parle mais qu'on ne montre pas. Elles sont relativement peu connues du grand public. Evidemment, elles réveillent notre côté voyeur, mais il y a un réel intérêt pour la technique, les mécanismes complexes des automates».

    «Les montres polissonnes sont nées de la rigueur calviniste qui régnait à Genève et en Suisse au XVIIIe siècle», rappelle Jean-Claude Biver qui a «ressuscité» le genre et l'a adapté aux montres bracelets à la fin des années 80 (lire l'encadré ci-dessous).

    «Les horlogers ont commencé à camoufler des scènes érotiques dans le couvercle des montres de poche, explique-t-il. En ouvrant le couvercle on apercevait la scène et en appuyant sur un levier, la montre se mettait à sonner l'heure, animant en même temps les personnages. On s'est servi du mouvement avant-arrière des marteaux qui venaient taper sur le timbre afin de donner l'heure».

    Un petit plaisir discret. Et sans tabou: moines, prêtres et nonnes constituaient, à l'époque, d'inépuisables sources d'inspiration...

    Saisies, détruites et même interdites de fabrication à Genève en 1817, les montres libertines ont fait les frais du puritanisme ambiant. Du coup, les modèles anciens ayant «survécu» jusqu'à aujourd'hui sont rares.

    Et les montres érotiques remises au goût du jour ces dernières années par quelques grands horlogers sont pour la plupart des pièces uniques. De quoi attiser les convoitises. En 1994, lors d'une exposition de la maison Blancpain au Deutsches Museum de Munich, vingt-huit pièces dont quinze historiques, ont tout bonnement été dérobées par des voleurs.

    «C'est un marché qui n'est jamais mort, il y a toujours des amateurs», admet Aurel Bacs. Et lundi, qui donc étaient ces amateurs? Le spécialiste des montres de Christie's se plonge dans sa liste de vente: «Vous n'allez pas me croire. Les deux acheteurs ont souhaité rester anonymes. Même moi, je n'ai pas accès à leur nom. Les clients ont la possibilité de le faire, du coup une seule personne chez nous connaît leur identité. Franchement, c'est extrêmement rare!»


    Présentée cet été au Musée d'horlogerie du Locle lors de l'exposition «Les montres polissonnes», cette grande montre de poche en or cache des automates très actifs...


      «Il y a eu des commandes bizarres...»

    «Non, je ne possède pas de montres érotiques», jure Jean-Claude Biver. L'actuel patron de Hublot a pourtant «ressuscité» le genre, à la fin des années 1980, alors qu'il était à la tête de la marque Blancpain. «L'érotisme c'est magnifique, mais pour moi, l'intérêt est surtout historique et technique.
    A cette période-là, la tendance en horlogerie était à la performance. Nous avons voulu miniaturiser ce qui se faisait dans la montre de poche pour l'intégrer aux montres-bracelets. Nous n'avons fait que suivre l'évolution historique. Ça a été une preuve de notre maîtrise de l'ultrapetit».
    «Nous avons été jusqu'à utiliser huit leviers pour créer des animations: la tête, les bras, les jambes... jusqu'à huit mouvements différents! ajoute-t-il. C'est sûr, à l'époque, certains clients et les journalistes n'y ont vu que le côté érotique.»
    Reste que l'audace de Blancpain lui a été profitable. Dans son sillage, plusieurs grandes marques se sont aussi «dévergondées».
    Et la clientèle s'est élargie.
    «On avait des commandes qui venaient de toutes les régions du monde, assure Jean-Claude Biver. Au début, nous les concevions nous-mêmes. Mais nous avions sans doute trop peu d'imagination... Les clients ont commencé à passer des commandes, en envoyant par exemple des illustrations du «Kama-sutra» pour reproduire une position. Il y a eu des demandes bizarres, c'est vrai. Une fois, nous avons reçu d'un client une photo de sa maîtresse. Nous devions reproduire le mieux possible son visage à l'aide d'émaux.» On n'en saura pas plus...


    Source: http://www.lematin.ch

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MessageSujet: Re: Des montres à déshabiller   Dim 18 Nov - 10:09

wouah merci copain :super: amitié
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Renée
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MessageSujet: Re: Des montres à déshabiller   Lun 19 Nov - 11:32

Très intéressant! esbaudi Je ne connaissais pas cela! etonne
Merci chef!
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MessageSujet: Re: Des montres à déshabiller   

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