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 Musée particulier à Romagne sur la guerre14-18

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cewamale
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Collectionneur de: : Bouteilles de Cognac en Porcelaine

MessageSujet: Musée particulier à Romagne sur la guerre14-18    Dim 22 Aoû - 10:01

Musée particulier à Romagne sur la guerre14-18 La collection privée de Jean-Paul De Vries
En plus de ses deux cimetières militaires, l'Américain et l'Allemand, Romagne-sous-Montfaucon réserve aux amateurs d'histoire son musée, militaire lui aussi.
Certes, on n'y retrouve pas le luxe habituel d'un musée, les vitrines identifiées, les panneaux de présentation finement composés, le sens de la visite fléché. Pourtant, les quelque 30 000 pièces, toutes authentiques, qu'on peut y regarder de près, méritent plus qu'un survol. C'est à quoi vous invite Jean-Paul de Vries, collectionneur passionné, maître des lieux.
Une passion née enfant


Jean-Paul de Vries, un collectionneur passionné.
Il raconte son éveil à la collection. Sa passion est née alors que tout enfant, venu avec ses parents, Hollandais, en vacances à Romagne, au camping, une baïonnette américaine récupérée dans le sol lui a été offerte. Le choc ! Depuis, il a amassé avec patience, persistant dans ses recherches, à chacun de ses retours dans ce même village. Il en est citoyen maintenant. Une grange vide et la maison d'habitation, sous l'église, hébergent sa famille et ses trésors.


Un musée sur deux étages avec, ici, un hôpital de campagne.
Il confesse, avec son accent originel, que son épouse partage avec lui le même enthousiasme. Il déclare que les sources de récupération d'objets de toute nature, ont été les champs labourés dans le sol et le sous-sol proche du village, en suivant les agriculteurs avec obstination.

30 000 pièces sont exposées dans ce musée.
Pénétrer dans son domaine est un instant rare de découvertes. La grange a été fractionnée en deux étages. Au rez-de-chaussée, à même le sol pour garder l'authenticité, un coin de champ de bataille au milieu duquel trône un wagonnet sur ses rails, beau vestige de l'Argonnen Bahn. Au sol, toujours, épars, des armes (fusils allemands ou américains), des casques des trois armées, des fragments d'éclats.
Plus récemment, à l'entrée, la collection s'est encore enrichie de sites nouveaux, relatifs à la vie au front ou à l'arrière : un coin cuisine, avec les accessoires et la poubelle, un coin atelier artisanal du soldat. Clin d'œil au côté coquin inséparable de la vie du troupier, le coin avec son panneau « chez Jeannette », institution décrite par les auteurs, selon les dires du collectionneur.
Plus loin, éclairées et meublées, des casemates allemandes de tranchées, aux parois extérieures recouvertes des tôles, matériaux de base du génie allemand. Dans chacune, une table, un bat-flanc, des bancs, des lanternes de campagne. Sur les tables, des livres en allemand. Toute une atmosphère de campagne militaire.
Une collection de casques
Un entresol sépare l'étage de la base. Là, Paul De Vries a placé une évocation d'un emplacement d'un hôpital de campagne, avec deux brancards, des pansements, des accessoires médicaux d'époque. Il nous montre un seau dans lequel une chaussure pourrait évoquer une amputation pratiquée de membres. Sa fierté de collectionneur est de nous présenter un casque français apparemment intact, mais présentant un sillon profond enfoncé à côté du cimier. Preuve pour lui de la sauvagerie des combats.
A l'étage supérieur, un espace avec des chaises permet aux visiteurs de s'asseoir pour prendre des notes. Puis, une salle bien éclairée consacrée aux objets de la vie courante. Une vitrine regroupe pêle-mêle des effets de toilette de toutes nationalités, des peignes, des tubes de crème de marque célèbre, des produits de rasage.
Tout autour, un nombre important d'armoires vitrées avec une collection assez exceptionnelle de bouteilles de toutes formes et contenances, des pichets de bière, certains ébréchés mais d'autres en excellent état. L'armoire consacrée aux objets de laboratoire et de pharmacie renferme un nombre important de flacons aux bouchages divers, des fioles dont certaines portent la marque du fabricant.
La collection d'emblèmes de casques allemands permet de différencier les Prussiens, des Badois et des Bavarois. Elle est elle-même enrichie par un assortiment de plaques de ceinturons. Sans compter les nombreuses plaques d'identité d'origine, parfois cassées, témoins de la récupération initiale des corps.
Des visiteurs étrangers
Dans le reste de l'étage, harnais, cuirs de trois nationalités, une collection imposante d'outils divers, haches, pioches, lampes à carbure, fers à repasser, masques à gaz. Pour terminer le tour, on aura à sa disposition une variété incroyable de marmites, de gamelles, d'objets de cuisine, de couverts. Et nouvellement mis en place, un bar reconstitué.
Le maître des lieux rappelle que son musée lui vaut de nombreux visiteurs.
Des enfants qu'il nous dit très intéressés, étonnamment assidus. Mais aussi des visiteurs étrangers venus par cars entiers. Il nous signale aussi sa participation à des évocations de la guerre 14-18 auxquels il fournit des objets à des expositions locales. Il nous parle de sa bibliothèque riche en ouvrages sur le sujet. Il nous affirme le progrès grandissant des visiteurs, en augmentation de 30 pour cent.
Avec son nouveau et modeste prospectus en français et en deux langues étrangères, on garde en tête l'image qui ne saurait mieux le représenter : Paul De Vries tenant en main la toute première baïonnette américaine à laquelle il doit sa passion d'aujourd'hui. On a là l'image d'une passion obstinée dans la recherche, l'identification et la conservation des objets de la guerre.

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